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Algérie

Avec un territoire de 2,5 millions de km², et une démographie dynamique (taux d’accroissement naturel  de près de 2,2% par an avec 39,5 millions d'habitants au 1er janvier 2015 et une prévision de 40,4 millions en 2016), l'Algérie dispose du PIB par habitant le plus élevé d’Afrique du Nord (14 259 USD en parité de pouvoir d’achat) et du quatrième PIB du continent africain (214 Mds USD en 2014). Les richesses de son sous-sol (pétrole et surtout gaz : 4ème exportateur mondial) génèrent 97% des recettes d’exportation (58,3 Mds USD en 2014) et 60% des recettes budgétaires. La hausse des prix des hydrocarbures sur les marchés internationaux au cours des années 2000 a donné aux autorités algériennes des moyens croissants pour la réalisation de leurs ambitions de développement économique et social.

L’Algérie dispose d’une situation macroéconomique saine avec une dette extérieure de moins de 2% du PIB et des réserves de change avoisinant les 180 Mds USD à fin décembre 2014 (couvrant 2 ans et demi d'importations). Les tensions inflationnistes observées en 2012 (8,9% d’inflation contre 4% en 2011 et 2010) se sont résorbées en 2013 avec un taux à 3,3% sur l’année en moyenne annuelle et qui s’est stabilisé à 2,9% en 2014. Parallèlement à ces indicateurs positifs, le taux de chômage en réduction en 2013 (9,3%) a augmenté de nouveau en 2014 pour atteindre les 10,6% (avec un taux de chômage des jeunes de plus de 25%), il redevient une préoccupation des autorités. Par ailleurs, la chute des cours des hydrocarbures entamée au second semestre 2014 a négativement impacté la balance extérieur de l’Algérie, et pousse les autorités à mettre en place de nouvelles politiques. La diversification de l’économie, la modernisation et le développement des infrastructures, l’investissement et la création d’emplois sont les grands axes de la politique de développement du pays. Un vaste plan d’investissements sur la période 2009-2014 de 286 Mds USD est en voie d’achèvement tandis qu’un nouveau plan quinquennal portant sur la période 2015-2019 est en cours de finalisation. Le savoir-faire des investisseurs étrangers est apprécié, mais ne peut se mettre en place dans l’industrie et les services que sous forme de partenariat minoritaire depuis 2009 (règle des 51%/49%).

En 2014, avec une part de marché de 10,9% et des exportations d’un montant de 6,3 Mds €, la France est le second fournisseur de l’Algérie après la Chine (14,0% de part de marché). Les principaux postes d’exportations françaises demeurent les céréales (20,2% du total), les véhicules automobiles (12,2%) et les produits pharmaceutiques (11,1%). En retour, les importations françaises en provenance d’Algérie (6,7 Mds € en 2014) se composent à 95% d’hydrocarbures. La France est également le premier investisseur hors hydrocarbures en Algérie avec un stock d’IDE estimé à 1,94 Md € (Banque de France) fin 2012 et près de 850 entreprises françaises sont présentes en Algérie.

L’Algérie est en 2014 le 14ème client de la France, son premier client dans le monde arabe et son troisième client hors OCDE après la Chine et la Russie.

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