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Algérie

Avec un territoire de 2,5 millions de km², et une démographie dynamique (taux d’accroissement naturel de près de 2,2% par an avec 40,4 millions d'habitants au 1er janvier 2016 et une prévision de 41,2 millions en 2017), l'Algérie dispose du PIB par habitant le plus élevé d’Afrique du Nord (14 504 USD en parité de pouvoir d’achat) et du quatrième PIB du continent africain (167 Mds USD en 2015). Les richesses de son sous-sol (pétrole et surtout gaz : 7ème exportateur mondial en 2015) conjuguées à la hausse des prix des hydrocarbures sur les marchés internationaux au cours des années 2000 ont donné aux autorités algériennes des moyens croissants pour leur politique économique et sociale. L’Algérie a fait le choix d’un modèle économique reposant sur les hydrocarbures qui ont représenté en moyenne sur la période 2002-2014 : 98% des exportations du pays, 69% des recettes fiscales et ont contribué pour 36% du PIB.

La chute des cours mondiaux des hydrocarbures depuis la mi-2014 a frappé l’Algérie et mis en exergue les vulnérabilités de ce modèle économique dépendant des hydrocarbures et porté par la dépense publique. Le prix moyen du Sahara Blend (pétrole produit par l’Algérie) est passé de 112,7 USD/bbl en juin 2014 à 31,3 USD/bbl en janvier 2016, et a eu pour conséquence une contraction du poids relatif des hydrocarbures dans les exportations, le budget et la croissance du pays. En 2015, ils ne représentent plus que 96% des exportations, 47% des recettes fiscales et 28% du PIB. Le budget a connu un déficit de 16,4% du PIB en 2015, sous l’effet conjugué d’une contraction de 30% de la fiscalité pétrolière et d’une augmentation simultanée de 10% des dépenses. Le déficit du compte courant s’est lui aussi aggravé en raison de la division de près de moitié du montant nominal des exportations d’hydrocarbures et s’est établi à 16,2% du PIB en 2015. Le taux de chômage pour 2015 est de 11,3%, avec un chômage des jeunes particulièrement important (29,9%) et également plus marqué pour les femmes (16,6%).

Toutefois l’Algérie dispose de réelles marges de manœuvre, comme le montrent plusieurs indicateurs positifs, pour traverser le choc exogène pétrolier et œuvrer vers une plus grande diversification de son économie. La croissance, portée par la dépense publique et le secteur hors hydrocarbure, a été de 3,9% en 2015. Sa dette externe reste stable à 1,8% de son PIB. Ses réserves de changes restent à un niveau satisfaisant (143Mds USD en 2015 assurant 30 mois d’importations). L’inflation, bien qu’au-dessus de l’objectif de 4% de la Banque d’Algérie, reste maitrisée à 4,8% en 2015. Le secteur bancaire reste bien capitalisé et liquide (ratio de solvabilité bancaire de 17% et 27% des actifs bancaires sont liquides en 2015).

En 2015, avec une part de marché de 10,5% et des exportations d’un montant de 5,4 Mds EUR, la France est le second fournisseur de l’Algérie après la Chine (16,0% de part de marché). Les principaux postes d’exportations françaises demeurent les céréales (13,7% du total), les préparations pharmaceutiques (11,9%) et les véhicules automobiles (7,8%). En retour, les importations françaises en provenance d’Algérie (3,9 Mds EUR en 2015) se composent à 92% d’hydrocarbures. La France est également le premier investisseur hors hydrocarbures en Algérie avec un stock d’IDE estimé à 2,04 Mds EUR à la fin 2014 (selon la Banque de France). L’Algérie est en 2015, le 13ème client de la France, son 1er client dans le monde arabe et son 2ème client hors OCDE après la Chine.

Sauf spécification contraire les données sont issues du FMI : World Economic Outlook - avril 2016

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