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Afrique du Sud

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Comptant pour près de 20 % du PIB de l’Afrique sub-saharienne et 62 % de celui de l’Afrique australe, l’Afrique du Sud est la 3ème  économie d’Afrique après le Nigeria et l'Egypte mais reste néanmoins la plus développée. Pour autant, si d’importants progrès ont été enregistrés depuis la fin de l’Apartheid, en particulier sur le plan de la réduction de l’extrême pauvreté (passée de 11,5 % en 1994 à 5 %), de l’accès à l’électricité (disponible pour 83 % des ménages) ou du logement (76 % des ménages désormais résident dans des maisons en dur), le pays souffre encore de profondes inégalités sociales, d’autant plus marquées sur le plan interracial, en large partie héritées de l’Apartheid.

Du fait de l’inefficacité économique du régime d’Apartheid et des sanctions internationales, le pays a longtemps connu une croissance faible et irrégulière, particulièrement dans les années 1980. Depuis la fin de l’Apartheid, la croissance moyenne est redevenue positive et s’établit à 3,3 %, mais tend à ralentir, de façon marquée, depuis 2012 du fait de l’atonie de la demande externe, de la faiblesse des prix des matières premières mais aussi de difficultés internes de plus en plus marquées dont l'importance des goulots d'étranglement dans les infrastructures énergétiques et de transport, les difficultés en matière de dialogue sociale, de gouvernance et de niveau d'investissements insuffisants (19 % du PIB).  

L’économie sud-africaine s’est originellement développée principalement autour de l’exploitation de ressources naturelles abondantes (or, platine, diamant, ferrochrome, charbon), avec l'émergence progressive d'un puissant secteur de services, notamment financiers, la bourse de Johannesburg étant la 1ère du continent et la 17ème capitalisation au monde (près de 990 Mds USD fin mars 2016, plus de trois fois le PIB). La part du secteur des services financiers au sens large (immobilier inclus) a ainsi nettement progressé, de 17 % du PIB en 1994 à 24 %. En particulier, le secteur bancaire, globalement sain et convenablement capitalisé (suivant les règles prudentielles de Bâle III), constitue dorénavant, au même titre que le secteur de l’assurance, le principal atout de l’économie.

Parallèlement, la part du secteur minier dans le PIB s’est réduite, de 9 % en 1994 à 5 % environ. Cependant, l’industrie minière constitue toujours l’un des secteurs clés de l’économie sud-africaine, la moitié des exportations restant constituées de minerais. Face à un secteur minier en perte de vitesse, le pays doit désormais assurer la transition d’une économie minière vers une économie plus diversifiée et plus compétitive. 

Outre le secteur minier, la consommation intérieure constitue traditionnellement l’un des principaux moteurs de la croissance, représentant 60 % du PIB. L’émergence d’une classe moyenne, qui a plus que doublé au cours des vingt dernières années, à près de 12 M d’individus, a principalement résulté de l’augmentation des prestations sociales, dont bénéficient aujourd’hui plus de 16 M de sud-africains, et de la politique de discrimination positive mise en place au début des années 2000 (black economic empowerment). L’essor de la classe moyenne a eu lieu parallèlement à la persistance d’un chômage de masse, qui touche encore près de 27 % de la population active et jusqu'à 37 % en comptabilisant les chômeurs découragés.

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