La notation extra-financière, troisième numéro du dossier des Cahiers de l'évaluation consacré à la notation=évaluation, a été présenté lors du séminaire sur le financement de la transition écologique associant le ministère du développement durable et le ministère de l'Économie le 12 juillet 2012 à Bercy.
Ces deux ministères ont été étroitement associé car politique économique et environnement sont étroitement liés : la transition écologique exige de tenir compte à la fois des dimensions économique, environnementale et sociale d’une croissance soutenable et soutenue. Autrement dit, la transition vers une économie verte et inclusive ne pourra se réaliser sans intégrer simultanément les questions économiques, environnementales et sociales. Les enjeux pour qu’elle soit menée à bien sont nombreux. Ils sont aussi vecteurs de richesse : création de valeur économique et d’emplois durables, stimulation de la R&D et de l’esprit d’entreprendre, émergence de filières, amélioration du bien-être au quotidien, réduction de la dépendance et de la facture énergétiques… et bien sûr lutte contre le changement climatique et préservation de notre capital environnemental.
Rôle des critères extra-financiers dans le financement de la transition écologique
Les agences extrafinancières sont dites aussi, parfois agences « éthiques ». Elles fournissent une évaluation des risques environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) portés par les multinationales, à l’intention des investisseurs souhaitant intégrer des critères extra-financiers dans leurs choix. Investissement « éthique », commerce équitable, relèvent de la même logique.
Comme le souligne Claire Waysand, directrice générale adjointe du Trésor, dans son éditorial pour ce numéro 6 des Cahiers de l'évaluation, les notations ESG (environnement, social, gouvernance) peuvent répondre à une demande multiforme, guider les investisseurs sensibles à ces problématiques (motif altruiste), mais aussi servir à d’autres investisseurs, de manière plus opportuniste, d’indicateurs des risques portés par les entreprises. Même si elles gagnent en influence, elles n’ont pas à ce stade un caractère aussi systémique que la notation financière. Les moyens qui y sont consacrés ne sont pas non plus comparables : le chiffre d’affaire des agences de notation extra-financière ne représente que de 1 à 2% de celui des agences de notation financière.


