L’aggravation de la crise en zone euro, associée à la faiblesse de la reprise de l’activité aux Etats-Unis et au ralentissement en cours de la Chine, affectent depuis le 4ème trimestre 2011 le rythme de croissance de l’ASEAN via les canaux commerciaux (baisse des exportations) et financiers (retraits de capitaux). En réaction, les Banques centrales et les gouvernements de la région ont engagé un assouplissement de la politique monétaire et, dans une moindre mesure, adopté des mesures ciblées de soutien à la demande intérieure. Au niveau budgétaire, si certaines marges de manœuvre existent en théorie grâce à des finances publiques globalement saines (à l’exception du Vietnam), les autorités sont réticentes à les utiliser pour l’instant, en l’absence de nouvelle dégradation de la conjoncture. Sur le plan monétaire, après le mouvement de baisse des taux fin 2011 début 2012, les marges de manœuvre apparaissent aujourd’hui de plus en plus ténues en raison de la crainte d’une nouvelle accélération de l’inflation.


