Plusieurs entreprises françaises, à l’instar de Bouygues, Carrefour ou CNP, ont procédé à des investissements à Chypre, après son entrée dans l’Union européenne en 2004. Selon les chiffres de la Banque de France, le stock d’investissements directs étrangers (IDE) détenus par la France à Chypre a fortement augmenté au cours des dernières années. Il s’élèverait à 576 millions d’euros en 2009, soit une progression de 68 % par rapport à 2008 (342 millions d’euros). Les investissements français portent principalement sur les activités financières et d’assurance (198 millions), la construction et l’assainissement (54 millions) et l’industrie manufacturière (30 millions).
A l’inverse, le stock d’IDE chypriotes en France progresse de 485 millions d’euros, en 2008, à 561 millions, en 2009. Les investissements chypriotes sont concentrés sur l’immobilier (390 millions), l’industrie manufacturière (72 millions), les activités de services aux entreprises (40 millions et les activités financières et d’assurance (17 millions).
Un large excédent pour la France
Fortement affecté par la crise en 2009, le commerce extérieur de Chypre aurait connu une forte progression en 2010, avec des importations de 6,5 milliards d’euros (+13,5 %, résultant toutefois en majeure partie de la hausse des prix des produits pétroliers) et des exportations de 1,1 milliards d’euros (+18 %).
Selon les statistiques chypriotes, la France est à la septième position dans le classement des pays fournisseurs de l’île, avec une part de marché de 5,1 %, derrière la Grèce (19 %), l’Italie (9,3 %), l’Allemagne (8,9 %), le Royaume-Uni (8,3 %), Israël (8 %) et la Chine (5,3 %).
Les ventes françaises sont constituées d’équipements mécaniques, matériel électronique et informatique (106 millions d’euros), d’autres produits industriels (94 millions d’euros), de matériels de transports (61 millions d’euros) et de produits agricoles et des industries agroalimentaires (57 millions d’euros).
En 2011, la France a confirmé sa place dans les dix premiers fournisseurs de l’île, l’excédent du commerce extérieur avec Chypre s’élevant à 358,3 millions d’euros. Il convient en particulier de noter que les exportations de France à Chypre s’élevaient pour leur part à 390,1 millions d’euros, selon les données des Douanes françaises.
Des grands contrats encore en négociation
Les grands contrats sont en rapport avec la taille modeste du pays. Plusieurs projets ont été abandonnés ou retardés en raison de la crise. Parmi ceux-ci deux intéressaient au premier chef, par leur taille des entreprises françaises associées à des sociétés locales.
L’essentiel des perspectives pour les entreprises françaises s’articulent autour des découvertes gazières au large du sud-est de l’île.


