Notre publication reprend avec un numéro double après le départ de Tristan Charlier et l’arrivée de Céline Colin comme rédactrice. La situation macro-économique ne s’arrange pas avec les déficits croissants de la balance des paiements d’une part et du budget d’autre part. Face à ces déséquilibres qui devraient appeler des mesures énergiques nous trouvons une situation politique peu lisible de l’extérieur dans l’attente de l’élection présidentielle. Plusieurs missions d’organismes multilatéraux se succèdent au Caire, que ce soit le FMI pour les négociations autour du prêt de 3,2 Mrds $ ou plus, ou la Banque Mondiale et enfin la BAD. Nous avons également reçu une délégation de la Commission des Finances du Sénat, amenée par son président M. Philippe Marini, venue s’enquérir de la situation économique et financière de l’Egypte. Espérons que le programme de réformes présenté par le gouvernement au FMI sera suffisant pour entraîner une suite favorable, qui servirait de déclencheur aux décaissements des autres bailleurs, surtout du Golfe, très attendus aujourd’hui.


