Mot du Chef du Service économique au Maroc
Les élections législatives du 25 novembre et la mise en place du nouveau gouvernement viennent ponctuer un cycle entamé début 2011.
Un an durant les questions politiques et sociales liées à l’approfondissement de la démocratie ont été au premier rang et l’ont emporté sur d’autres considérations. Un an, ce n’est pas trop pour un tel enjeu, pour une phase qui a toutes chances de rester gravée dans l’histoire du Maroc pour les progrès accomplis à ce titre, voire dans celle du monde arabe pour l’exemple d’évolution pacifique qu’elle incarne.
Si le Maroc a pu se permettre d’accorder un tel degré de priorité aux enjeux politiques et sociaux, c’est en partie, ne l’oublions pas, du fait de la qualité de sa situation macroéconomique. Celle-ci a assuré une stabilité et, sinon une tranquillité (notion difficilement conciliable avec les réalités de la compétition économique), du moins une sérénité et des marges de manœuvres précieuses pour donner place au débat et à la respiration démocratiques.
Mais un bien aussi précieux mérite que l’on s’en souvienne et que l’on en prenne soin. Il ne pourra, par conséquent, que revenir tôt ou tard, au premier rang des priorités…
Dominique Bocquet

