Compte tenu de la taille de son marché, son degré d’ouverture et sa proximité géographique, l’Allemagne est le premier partenaire commercial de la France. En 2009, les exportations de la France vers l’Allemagne se sont élevées à 55,2 Mds € (-16 %) et les importations françaises en provenance d’Allemagne à 71 Mds € (-8,7 %). Le déficit bilatéral pour la France a diminué passant de 18,4 Mds € en 2008 à 15,8 Mds € en 2009. La France importe d’Allemagne surtout des matériels de transport, des équipements mécaniques, matériel électrique, électronique et informatique et exporte vers l’Allemagne les mêmes types de produits. Suivent les produits chimiques, parfums et cosmétiques et enfin les produits agroalimentaires.
En termes d’investissement, l’Allemagne est le 5e investisseur étranger en France et se hisse en 2009 à la première place des pays d’origine des investissements étrangers créateurs d’emploi en France. La France est le 4e pays investisseur étranger en Allemagne. Les investissements allemands sont en constante progression depuis plusieurs années. Plus de 2700 entreprises allemandes recensées en France emploient 300.000 personnes. Un emploi sur cinq dans le secteur automobile français est généré par des entreprises allemandes (filiales de Siemens, Bosch, Thyssen-Krupp ou encore Smart). Les entreprises allemandes des équipements électroniques et médicaux génèrent 15 % des emplois du secteur en France. Dans les services financiers, Allianz, qui détient les AGF, est le 3e investisseur étranger en France. Enfin, les coopérations économiques entre la France et l’Allemagne sont nombreuses et variées. Bien qu’en général concurrentes, les grandes entreprises françaises et allemandes recherchent des partenariats entre elles pour améliorer leur compétitivité et leur présence sur certains marchés impliquant une masse critique. La crise économique et financière a aussi contribué à favoriser des rapprochements dans le secteur de l’automobile notamment.


