2011 n’aura pas été, pour la plupart des pays d’Europe centrale et balte, l’annus horribilis. La moitié d’entre eux ont pu maintenir une croissance très satisfaisante, malgré une contrainte extérieure forte liée à la dégradation de la situation dans la zone euro. C’est le cas des trois pays baltes, dont la croissance a été révisée à la hausse au troisième trimestre, et de la Pologne, dont l’activité devrait enregistrer une hausse d’au moins 4% en 2011. La Slovaquie fait à peine moins bien, mieux en tout cas que la Hongrie et la République tchèque, dont la croissance annuelle n’est plus que de respectivement 1,5% et 1,2% en g.a. au troisième trimestre 2011. Seule la Slovénie a enregistré une croissance négative de son PIB pour la même période que les trois Etats précédents, -0,5% en g.a.
Les perspectives pour 2012 sont évidemment plus moroses et la majorité des pays de la zone en ont tiré les conséquences dans la préparation des lois de finances. Les budgets 2012, désormais votés pour la plupart, prennent en effet en compte des cadrages macroéconomiques nettement moins positifs, ce qui rend évidemment plus difficiles la tenue des engagements pris en matière de réduction des déficits budgétaires et de maîtrise de la dette publique. Ce sera donc l’un des défis de la zone à relever pour 2012, dans un contexte externe fragilisé.

