Un environnement externe fragilisé, la dégradation de la confiance des entreprises et des consommateurs et un chômage persistant ont conduit les institutions internationales à réviser les perspectives de croissance à la baisse pour l’ensemble des pays d’Europe centrale et orientale en 2011-2012, à l’exception des pays baltes (pour l’exercice 2011) et la Pologne (dont le taux de croissance de 4% en 2011 est identique à celui anticipé en avril). Cependant, ces prévisions sont entachées d’une forte incertitude, notamment l’évolution de la crise de la dette souveraine dans la zone euro.
Si le profil des cycles économiques est, dans ses grandes lignes, similaire d’un pays à l’autre, des différences marquées subsistent néanmoins. La croissance a été la plus élevée en Estonie, en Lituanie et en Lettonie, économies qui avaient enregistré la plus forte contraction du PIB en 2009. La Pologne continue de bénéficier d’une demande interne robuste. En revanche, la République tchèque, la Hongrie, la Slovaquie et la Slovénie ont avant tout profité du fort rebond du commerce mondial en 2010 et 2011, la faiblesse marquée de la demande domestique expliquant les performances moindres de la Slovénie et de la Hongrie. De même, la séquence du ralentissement diffère selon les pays et le constat s’impose à nouveau que les trois économies baltes et la Pologne (Slovaquie dans une moindre mesure) ne décélèrent que très progressivement, en tout cas plus lentement qu’anticipé par le consensus.

