La part de l’agriculture dans l’économie congolaise a décliné à la suite des destructions des années 1990, sans connaître une grande reprise, dans un pays qui s'est tourné presque exclusivement dans l'exploitation pétrolière. La contribution du secteur agricole dans le PIB est passée de près de 10% à moins de 5%, entre 1960 et 2010. Les besoins alimentaires de la population sont couverts essentiellement par les biens importés, surtout en provenance de France et de la RDC voisine.
Les autorités congolaises, avec l’appui des bailleurs de fonds, tentent de dynamiser le secteur par tous les moyens : désenclavement des campagnes, aménagement de villages agricoles et appel aux investisseurs étrangers... sans grands résultats à ce stade. Pourtant le Congo - et plus particulièrement les départements du sud (Bouenza, Niari et Pool), étaient considérés comme le grenier d'Afrique Centrale jusqu'aux dernières guerres civiles.
Outre la destruction des infrastructures de transports, et plus particulièrement dans le "corridor terrestre" entre Brazzaville et Pointe Noire, l'agriculture congolaise a été surtout privée de ses agriculteurs. Les métiers et savoir-faire - qu'ils soient ancestraux, ou acquis à l'époque coloniale - ont disparu. Si la reconstitution de ce tissu agricole est difficile, elle ne relève aucunement de l'impossible au regard de la poignée d'exploitations en activité.

