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Le secteur Energie en Ouganda

Présentation du secteur Energie

La consommation d’énergie per capita en Ouganda est l’une des plus faibles au monde. Le coût de l’énergie étant très élevé, l’essentiel de la population utilise la biomasse pour produire de l’électricité (92%, contre 7% d’énergies fossiles). En effet, ce pays est l’un des moins avancés en matière d’accès à l’électricité : seulement 12 % de la population est connecté au réseau.
Le secteur énergétique ougandais se caractérise actuellement par un fort déficit notamment dû au manque d’infrastructures de production et à la forte croissance de la demande (8 % par an).
La capacité installée s’élève actuellement à environ 600 MW, dont l’essentiel est utilisé pour alimenter le secteur industriel et commercial. 
 Le pays connaissant un taux de croissance moyen de 7% par an depuis une vingtaine années ainsi qu’une forte croissance démographique (3.3 % par an), le Gouvernement est conscient que le développement des infrastructures énergétiques est une priorité pour accélérer les transformations socio-économiques locales.
Ainsi a été lancé un ambitieux programme quinquennal (National Development Plan 2010/2015 - NDP) visant à développer en particulier les infrastructures routières et énergétiques.
L’Ouganda est ainsi membre de l’Eastern Africa Power Pool, au sein duquel elle pourra jouer un rôle de fournisseur régional. En effet, le pays possède de nombreuses ressources énergétiques avec un potentiel hydrologique de 4500 MW, géothermique de 600 MW, pétrolier de 2.5 milliards de barils et  gazier de 3 000 milliards de pieds-cube.
Au regard de ces chiffres, le développement des énergies renouvelables est primordial, d’où la volonté des autorités de soutenir ce secteur. 

Perspectives de développement du secteur hydroélectrique

Près de 70%  de la capacité actuelle installée est issue des ressources hydriques (barrages de Nalubaale et Kiira, et mini-stations hydro-électriques). Le mix énergétique est assuré via des initiatives de cogénération  et des centrales thermiques, mises en service en urgence dans les années 2000. Bien que cet apport ait réduit le déficit, ces centrales ont provoqué une hausse significative des tarifs payés par les utilisateurs finaux, qui comptent parmi les plus élevés de la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC). 
Le gouvernement souhaite exploiter davantage son potentiel énergétique : plusieurs projets hydriques devraient voir le jour dans les années à venir, pour atteindre une capacité de production de 1600 MW d’ici 2025. Ces projets, essentiellement sur le Nil, devraient permettre d’atteindre cet objectif.
La centrale hydro-électrique de Bujagali, d’une capacité de production de 250 MW, fournira les 50 premiers MW en octobre 2011. Bien qu’elle permette de doubler la production hydroélectrique actuelle du pays, elle ne pourra à elle seule répondre à la croissance continue de la demande.
Le barrage de Karuma renforcera cette tendance avec une production estimée de 600 à 700 MW. L’appel d’offre pour la pré-qualification du constructeur a été publié en septembre 2010. A noter que les taxes issues des transactions pétrolières participeront au financement de ce barrage.
D’autres barrages sont également en projet : Ayago (700 MW) et Isimba (130 MW). 
En parallèle, l’Etat, au travers de son NDP, propose de développer d’autres sources d’énergie propre, notamment le solaire (200MW), la géothermie (100MW), la cogénération à partir de bois, déchets céréaliers et poubelles (150 MW). En revanche le pays présente un faible potentiel éolien, d’où l’absence de grands projets dans ce sous-secteur. 
En outre, l’Ouganda a découvert en 2006 ses ressources pétrolières commercialement viables. Le gouvernement envisage d’exploiter une partie de ses réserves pour produire de l’électricité via une centrale HFO (Heavy Fuel Oil - métaux lourds).

Point sur le secteur pétrolier

 Le 29 mars 2011, Tullow Oil, CNOOC et Total ont signé un accord pour la vente des parts de Tullow Oil à ses deux partenaires. Cet accord fait suite à la signature du Memorandum of Understanding le 15 février entre le Ministère de l’Energie et Tullow, ouvrant ainsi la voie à une résolution du litige fiscal qui bloque le développement des projets pétroliers depuis plus d’un an.
Total obtient l'exploitation du bloc 1, le plus prometteur compte tenu des réserves estimées mais également le plus sensible car situé partiellement dans le parc naturel de Murchison. La société chinoise CNOOC exploitera le Bloc 3A, au Sud-est du Lac Albert. Tullow conserve le bloc 2, situé entre ceux de ses deux nouveaux partenaires. Les partenaires fonctionneront en joint-venture, supervisée par le Ministère de l’Energie.
Les deux prochaines étapes portent sur la définition par les autorités ougandaises des modalités de construction de l’oléoduc d’évacuation du pétrole et de la raffinerie. La BAD finance l'étude pour l'oléoduc, tandis que les Norvégiens apportent leur soutien à l'étude sur la raffinerie. Le Président Museveni soutient ce dernier projet dans une perspective nationale et régionale (Afrique de l'est et centrale). Beaucoup d'incertitudes règnent encore sur les choix qui seront faits, quant à l'ambition et aux modalités financières de ces projets. 
L’Ouganda attire désormais les investisseurs français. Avec l’arrivée de Total E&P, de nombreuses entreprises françaises s’intéressent aux projets ougandais, tant dans le secteur parapétrolier, que dans les infrastructures eau, énergie, construction et transport.

La coopération française dans le secteur énergie
La stratégie de l’AFD, qui intervient en Ouganda depuis plus de quinze ans, cible trois secteurs : eau et assainissement, énergie et secteur privé.
Le positionnement sur ces secteurs répond aux enjeux de développement du pays et aux priorités régionales, le gouvernement s’étant engagé dans la valorisation des ressources régionales, incluant la construction d’un marché régional de l’énergie. 
Le Groupe AFD intervient déjà dans le secteur énergétique par le financement du barrage de Bujagali. Pour cette première intervention l’apport de Proparco et de l’AFD s’élève à environ 73 millions USD, dont une partie permet d’atténuer les impacts sociaux et environnementaux d’un tel projet (reforestation, accès à l’eau, électrification). 
L’AFD souhaite maintenant soutenir le renforcement du réseau électrique, condition sine qua non à la mise en œuvre du plan d’augmentation des capacités de production nationales.
Le renforcement du réseau de transport et de distribution va de pair non seulement avec les ambitions nationales mais aussi avec les programmes développés par les ensembles régionaux tels que l’EAC ou l’Initiative du bassin du Nil (NBI).


Publié le 09/11/2011
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