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La Lettre d'Afrique Centrale N°6

Vers la conclusion de programmes avec le FMI

Face à la détérioration marquée de la situation économique et financière des pays de la zone CEMAC, touchés de plein fouet par la baisse des cours des principales matières premières, la dégradation de la situation sécuritaire et la hausse des coûts de l’endettement, les Chefs d’État ont tenu le 23 décembre à Yaoundé un sommet extraordinaire, avec la participation de la Directrice générale du FMI, Christine Lagarde, et de Michel Sapin, ministre français de l’Économie et des Finances. Dans un long communiqué, les Chefs d’État ont souligné leur attachement au maintien de la parité du FCFA avec l’Euro, et à cette fin, leur disponibilité pour conduire des politiques d’ajustement  budgétaire assorties de réformes structurelles. Ces politiques d’ajustement devront ramener dans un délai de 5 ans les déficits budgétaires à moins de 3% du PIB, tout en préservant les acquis sociaux.  Il a été également indiqué que des négociations bilatérales seront ouvertes rapidement avec le FMI pour « mieux structurer les efforts d’ajustement ». À ce jour, seuls la RCA et le Tchad conduisent des programmes avec le FMI. En contrepartie de la mise en œuvre de mesures sur lesquels ils se sont accordés avec le FMI, ces pays reçoivent un appui financier du Fonds. Au-delà, ces pays bénéficient de la part  de la Banque mondiale, de la BAD, de l’UE et de la France  d’aides budgétaires dont l’octroi est facilité par l’existence des programmes. L’enjeu est donc que le Cameroun, le Congo, le Gabon, et la Guinée équatoriale concluent rapidement des programmes avec le FMI. Ces accords supposeront en premier lieu une sélectivité accrue des investissements publics, comme  la Directrice générale du FMI a eu l’occasion de le rappeler. Les programmes devraient être assortis d’objectifs d’apurement des arriérés intérieurs, ce qui constitue une bonne nouvelle pour les entreprises. Ces programmes devraient permettre de drainer des ressources financières conséquentes, dans le cadre de l’effort accru attendu de la communauté internationale. Ces ressources financeront les budgets et dans le même temps, permettront de faire face à la baisse rapide des avoirs en devises subie par la zone.  Dans la présente livraison de la Lac, une attention particulière est  accordée aux budgets 2017, adoptés avant le sommet extraordinaire. Les années précédentes ont été marquées par l’adoption d’une ou plusieurs lois de finances rectificatives dans la plupart des pays, en fonction notamment de l’évolution de la situation économique et du niveau de recettes qu’elle induit. Tel devrait être à nouveau le cas en 2017, si les prévisions de croissance s’avèrent trop ambitieuses et si la conclusion d’accords avec le FMI le rend nécessaire.


Publié le 15/02/2017

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